La suite de notre article 'solution' sur les labels qui ornent les étiquettes et les programmes auxquels adhèrent les fabricants : les labels en provenance de l'Europe et des Etats-Unis.
Les labels européens
- TCO
Certificat attribué par le syndicat suédois des employés de bureau aux moniteurs et équipements d'ordinateur, qui garantit que le produit satisfait aux exigences qualitatives et environnementales de critères internationaux liés à des aspects ergonomiques et environnementaux des appareils de bureau.
- GEEA (Group for Energy-Efficient Appliances)
Label, attribué par un consortium d'agences énergétiques européennes et d'organisations d'administrations publiques, qui garantit que l'appareil concerné consomme jusqu'à 30 % de moins que les autres modèles présents sur le marché, pour les téléviseurs, magnétoscopes, lecteurs/graveurs DVD, set et composants audio, prises permettant d'économiser l'énergie, luminaires à usage domestique, antennes paraboliques/IRD, équipement de communication et d'information (ordinateurs, moniteurs, imprimantes, télécopieurs, scanners, photocopieurs, etc.).
- Blue Angel (Blauer Engel)
C'est le plus ancien label écologique au monde. D'origine germanique, et fonctionnant sur la base du volontariat, la labellisation confirme que les appareils sont recyclables, que les plastiques utilisés ne comportent pas de liaisons au chlore ou au brome, ni de substances cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, qu'ils respectent une obligation de limitation du risque de contamination par des métaux lourds au cours de la production, qu'ils n'utilisent pas de colorants susceptibles de libérer des amines cancérigènes, que la livraison de pièces de rechange est garantie pendant 5 ans au moins après arrêt de la production, que les appareils sont repris (généralement par les points de collecte municipaux) et enfin que les claviers et écrans sont conformes à des prescriptions d'ergonomie normalisées.
Les labels américains
- Energy Star
Décerné par l'EPA (Agence américaine de protection de l'environnement), en collaboration avec le département américain de l’énergie (Department of Energy), ce label - célèbre, car présent exclusivement sur les appareils informatiques - garantit que ces appareils satisfont à certaines exigences en matière d'efficacité énergétique, et dans une moindre mesure de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Depuis la mi 2009, les serveurs sont éligibles à la dernière version d'Energy Star.
- EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool)
Basé sur le standard IEEE 1680-2006 (Standard for Environmental Assessment of Personal Computer products) et créé par le GEC (Green Electronic Council) américain, l’EPEAT est un outil d’évaluation et de comparaison environnementale des produits électroniques en fonction de leurs caractéristiques écologiques. Il s'appuie sur 23 critères obligatoires et 28 optionnels, classés dans 8 catégories différentes : réduction / élimination des substances dangereuses, choix de composants respectant l’environnement, prise en compte de la fin de vie du matériel dès la conception, durabilité du matériel, réduction de la consommation d’énergie, recyclage, etc. Selon son positionnement le produit peut accéder à l'un des trois labels : bronze (23 critères obligatoires respectés), silver (50% des 51 critères respectés) et gold (75% des critères respectés). Ce label est cependant controversé, car son obtention s’effectue par une auto-évaluation des constructeurs...
- 80 Plus
Ce label original, dédié à l'efficacité des alimentations électriques et batteries, qualifie le matériel informatique dont l'efficacité énergétique dépasse les 80 %. Au départ, en partie par la diversité des sources énergétiques dans le monde (110 et 220 volts par exemple), l'efficacité énergétique du PC ne dépassait pas les 60 %, le solde étant perdu dans l'appareil sous forme de chaleur. Aujourd'hui, 80 Plus désormais intégré à Energy Star concerne les PC et les serveurs.
Cette liste n'est pas exhaustive, mais décrit les principales directives et labels environnementaux applicables dans le domaine informatique. Chacun peut également se décliner en plusieurs versions plus ou moins reconnues et exploitées, la dernière version (5) d'Energy Star par exemple est encore controversée. Tout comme l'origine américaine de plusieurs écolabels... Le principal reproche qui leur est fait par les entreprises interpellées par le développement durable est qu’ils concernent les produits mais en rien la démarche environnementale réelle du fabricant…
Nous avons également écarté les écolabels liés à l'impression - APUR (Association des Producteurs et Utilisateurs de papier-cartons Recyclés), FSC (Forest Stewardship Council) de GreenPeace et du WWF, et PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) des forestiers européens dont la finalité clairement environnementale n'est que peu associée aux technologies.
Reste que les écolabels peuvent servir de référence et attestent que les matériels informatiques sur lesquels ils sont apposés respectent théoriquement un minimum de règles environnementales. Ce qui à défaut de l'existence d'un véritable écolabel informatique reconnu et indépendant fournit une première piste d'engagement a minima des entreprises dans une démarche environnementale volontaire...





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